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Prendre puis partager le pouvoir politique et monétaire

Réalisation

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Màj : 2 jan. 2022   –   # pages : 8 [?]
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Résumé

https://konfedera.org/realisation#resume
  • Il s'agit, au moyen des technologies du web, de concevoir et développer collectivement les structures (web) décisionnelles et administratives d'un concept d'État le plus décentralisé possible, et fondé sur deux valeurs fondamentales : le partage du pouvoir politique (par la démocratie directe) et du pouvoir financier (par l'allocation universelle).

  • La réalisation de la Konfédération commence au niveau local (la commune), pour ensuite s'étendre aux niveaux national puis international. Ce processus de fond peut être long (plusieurs décennies). Il peut cependant être considérablement accéléré par l'option révolutionnaire, notamment par une intervention de l'armée.

  • L'armée sera d'autant plus incitée à intervenir en faveur de la DD, qu'un noyau de forces vives de la population se sera organisé (i) en commençant déjà le travail de conception au moyen de la méthodologie proposée, et (ii) en préparant l'action d'un futur gouvernement de transition (période de cinq ans durant laquelle le système de DD est conçu et développé collectivement).

  • Pour ce faire konfedera.org propose :

Structure chronologique

https://konfedera.org/realisation#structure-chronologique
 2.1. Synthese
 2.2. Communal : la com-K
 2.3. National : la mat-K
 2.4. International : la com-K

Synthèse

LocalNationalInternational
com-Kmatrice-KKonfédération

La chronologie de création commence au niveau local :

  1. Local : une com-K est une coopérative publique locale dont les membres sont les citoyens de la commune.

    "Commune" est le terme Konfédéral. Il est déjà d'application dans certains pays (dont la Belgique). En France le terme actuel est "municipalité".

  2. National : une matrice-K est une coopérative publique nationale dont les membres sont les com-K.
  3. International : la Konfédération est une coopérative publique internationale dont les membres sont les matrices K nationales.

Les sections suivantes sont consacrées à la réalisation de ces trois étapes. Fort logiquement, la première section est la plus détaillée, tandis que les deux suivantes sont encore très incomplètes.

Communal : la com-K

https://konfedera.org/realisation#local

À terme les com-K absorberont les structures administratives et décisionnelles des communes actuelles (en ne conservant que ce qui est réellement utile). Voici les étapes préalables.

Étape 1

Pour constituer une com-K la première étape consiste à créer son site web. Pour commencer il suffira d'une simple page web, présentant brièvement vos activités actuelles ainsi que vos objectifs. Mentionnez également une adresse email de contact.

Si vous le souhaitez, l'adresse du site web de votre com-K peut-être mentionnée par hyperlien dans la liste Konfédérale qui sera publiée sur ce site dès la création des premières com-K. Cependant, pour figurer dans la liste Konfédérale, votre site web doit obligatoirement être en nom de domaine propre (exemples : www.toulouse-K.fr, www.liege-K.be, ...).

Si ces notions sont nouvelles pour vous, suivez notre programme d'auto-formation à la citoyenneté numérique. Notez que l'auto-formation par la pratique constitue une partie importante du "hobby K". Ce que vous apprendrez vous sera très utile dans le reste de votre vie, dont votre activité professionnelle, qui en bénéficiera considérablement : technologies web, gestion de projet, etc. Cette notion importante de "hobby K" sera développée dans le dernier chapitre du présent document.

Étape 2

L'étape 2 consiste notamment à libérer l'ordinateur de chaque membre de votre com-K (cf. "democratiedirecte.net/citoyennete-numerique.php#install-party"). Ainsi vous mettrez en place les bases logicielles de votre com-K, tout en (i) créant des liens physiques avec d'autres personnes de votre commune, et (ii) en étendant et approfondissant votre savoir-faire en technologies de l'information.

Étape 3

Les étapes 1 et 2 vous prendront environ un an. Durant cette période vous aurez augmenté le nombre des membres actifs de votre com-K, et développé une culture web au sein de celle-ci. Avec l'aide de développeurs web plus expérimentés parmi vos membres, vous pourrez alors commencer à développer, par et pour l'ensemble de membres de la com-K :

Cette étape durera environ trois années, au terme desquelles le nombre des com-K aura encore augmenté, de sorte que dans la plupart des pays, l'on pourra procéder à la création de la mat-K.

National : la mat-K

https://konfedera.org/realisation#national

Il s'agira là de développer collectivement dans chaque pays un système national de référendum automatique. Pour ce faire une méthodologie de travail collaboratif spécifique est proposée : democratiedirecte.net/methodologie, qui pourrait permettre de concevoir et implémenter le système en environ cinq années.

Langues

Chaque pays a droit à autant de matrices qu'il existe de langues nationales (c-à-d officielles) dans le pays (une seule matrice par langue).

Exemples :

  • en Belgique une matrice francophone (K-fr.be) pourrait coexister avec une matrice néerlandophone (K-nl.be) ;
  • aux USA une matrice anglophone (K-en.us) pourrait coexister avec une matrice K hispanophone (K-es.us) ; etc.

Codes ISO : pays - langues

On notera enfin que cette organisation laisse la porte ouverte à l'application du principe d'efficacité "un pays = une langue", en vertu duquel certains États pourraient se recomposer sur base linguistique. Par exemple le Québec, la Wallonie et la Romandie pourraient fusionner avec la France ; le sud des USA pourrait devenir un État hispanique indépendant ; etc.

International : la Konfédération

https://konfedera.org/realisation#international
Démocratie mondiale

Environ 1+3 années pour mettre en place les com-K, puis cinq autres années pour implémenter le système de référendum automatique ⇒ après une dizaine d'années, tout sera en place pour la création de la Konfédération (cf. l'article spécifique : /confederation-Etats-souverains).

La gestion confédéral sera assurée par la coopérative (la Konfédération).

Au stade actuel la gestion confédérale consiste essentiellement en :

  • la maintenance du présent site  ;
  • l'enregistrement des (futures ...) premières com-K et matrices K dans la liste confédérale qui sera présentée sur ce site.

Étant donné qu'aucune com-K ni matrice n'a encore été créée la gestion "confédérale" est actuellement assurée par l'initiateur du projet. Mais Il importe évidemment que cette gestion soit décentralisée le plus rapidement possible. Le nom de domaine et l'hébergement du présent site – qui appartient actuellement à l'initiateur – pourraient être transférés à la coopérative confédérale (possible alternative : un nouveau site web pourrait être créé avec un autre nom de domaine).

Révolution et/ou élections

https://konfedera.org/realisation#revolution-vs-elections

Deux voies possibles pour réaliser la Konfédération sont la révolution et les élections. Notons que ces deux voies peuvent être complémentaires.

 3.1. Révolution
 3.2. Élections

Révolution

https://konfedera.org/realisation#revolution
 3.1.1. Initiative militaire
 3.1.2. Initiative civile
Initiative militaire
https://konfedera.org/realisation#initiative-militaire

Dans ce scénario, l'armée prend le pouvoir durant une période de cinq ans durant laquelle, au moyen de la méthodologie democratiedirecte.net/methodologie, le pouvoir militaire aide la population à concevoir et développer un système de démocratie directe, telle que définie par democratiedirecte.net/definition.

Durant cette période le pouvoir militaire se limite à appliquer les mesures suivantes :

  • généralisation du logiciel libre dans le secteur public ;
  • inscription du statut de coopérative publique dans la Constitution du pays ;
  • en préparation de la nationalisation des grandes entreprises (et leur gestion sous statut de coopérative publique) au terme de la période de transition de cinq années, le pouvoir militaire impose deux agents dans le CA de chacune de ces entreprises, afin de prévenir les tentatives d'échappement à la nationalisation.

Le risque existe certes que la dictature militaire, plutôt que de se considérer comme transitoire, décide de conserver le pouvoir. Cependant il faut prendre en compte l'évolution des mentalités. Le 21° siècle n'a plus grand chose à voir avec les précédents : Internet et en particulier les réseaux sociaux rendent aujourd'hui réaliste une coopération spontanée entre citoyens militaires et civils (cf. vidéo ci-dessous). La réalisation effective (ou son absence) des trois points ci-dessus peut-être un révélateur de la sincérité (ou de la non sincérité) du pouvoir militaire.

Equateur : militaires contre policiers (2019, 2 min.)

GUAYAQUIL - octobre 2019. Affrontement entre des soldats et des policiers. Selon des témoins, les militaires protégeaient les manifestants des policiers violents. La population se révolte contre la décision du gouvernement de se soumettre aux conditions du FMI qui exige notamment la suppression des subventions du carburant. Le FMI considère que ces subventions sont anti-libérales et anti-écologiques. Ces subventions permettaient de maintenir le prix du carburant à un prix relativement bas. En Equateur, le transport de marchandises se fait essentiellement par la route. Le mouvement de contestation est porté notamment par les petits producteurs, les indigènes, et les syndicats.

Mais surtout, l'initiative militaire n'est pas indépendante de l'initiative civile : celle-ci peut entraîner celle-là. En effet, l'armée sera d'autant plus incitée à intervenir en faveur de la DD, qu'au moins un noyau de forces vives la population se sera déjà bien organisé.

Initiative civile
https://konfedera.org/realisation#initiative-civile

Contrairement à l'initiative militaire qui peut être le fait d'un groupe d'officiers, l'initiative civile relève d'un processus viral qui pour être efficace doit atteindre une masse critique de participants. Internet et ses réseaux sociaux pourraient favoriser la constitution d'une masse critique. Dans ce cas un vaste mouvement populaire pourrait entraîner une majorité des militaires et policiers dans son sillage, ce qui est probablement le scénario idéal (préférable à l'initiative militaire). Initiatives civile et militaire seraient ainsi intriquées et se renforceraient l'une l'autre jusqu'au paroxysme.

Préparer l'après-covidisme. Une démarche catalysatrice consisterait à composer dès maintenant un futur gouvernement, qui se préparera à gérer les affaires courantes durant la période de transition vers la démocratie directe (cinq ans). L'armée sera d'autant plus encouragée à prendre le pouvoir pour cette transition, que ce gouvernement se sera suffisamment préparé à cette tâche.

Ce gouvernement transitoire pourrait être composé de "triumvirats ministériels" (TM). Chacun de ces TM serait constitué par l'entremise d'un formateur. Il n'y aurait pas de premier ministre, toutes les décisions seraient prises à la majorité par l'ensemble des ministres (soit trois fois le nombre de ministères).

Le parlement pourrait être supprimé. En effet, étant un pur produit du système "représentatif", il est incompatible avec l'objectif de démocratie directe.

Le travail de préparation de ce futur gouvernement de transition consisterait notamment à :

  • concevoir des mesures de neutralisation du covidisme, que le gouvernement de transition devra appliquer dès le début de la période de cinq ans ;
  • réfléchir à comment le gouvernement de transition pourra stimuler et faciliter le travail des groupes de conception & développement du système de DD ;
  • identifier l'ensemble des mesures techniques et administratives pour réaliser le plan décennal d'implémentation progressive de l'allocation universelle (du modèle synthétique) ;
  • concevoir un plan de conversion intégrale des administrations publiques aux logiciels libres (cette conversion devant être achevée au terme de la période de transition).

Rappelons enfin que, quelle que soit l'origine de l'initiative révolutionnaire, l'objectif est que les employés des services publics, entreprises publiques ainsi que des grandes entreprises privées stratégiques (banques, chaînes de télévision et presse, secteur énergétique, télécommunications & transports, ...) en prennent le contrôle pour les gérer en coopératives publiques. Mais cela ne sera possible qu'une fois développé un système web de démocratie directe, ce qui, avec l'aide de l'armée et d'une méthodologie spécifique (cf. democratiedirecte.net/methodologie), pourrait être réalisé en seulement quelque années (période de transition fixée à cinq ans).

Pour approfondir l'option révolutionnaire, voir democratiedirecte.net/strategie.

Élections

https://konfedera.org/realisation#elections
 3.2.1. Option complémentaire
 3.2.2. Programme politique
Option complémentaire
https://konfedera.org/realisation#option

C'est à chaque com-K ou mat-K de décider si elle se présente ou pas aux élections locales ou nationales. En effet la participation d'un parti Konfedera aux élections n'est qu'un moyen, parmi d'autres options complémentaires, pour réaliser l'objectif principal : concevoir et développer collectivement les structures administratives et décisionnelles d'un nouvel État, fondé sur la démocratie directe, l'allocation universelle et une confédération d'États souverains. Idéalement, pour réaliser cet objectif, il faudrait pouvoir se passer de l'option complémentaire que sont les élections. Et c'est bien pourquoi son application est laissée à l'appréciation des com-K et mat-K. L'objectif du présent document est d'aider celles-ci à faire ce choix en connaissance de cause.

La participation à des élections peut aider à la réalisation de la Konfédération :

  • via la médiatisation inhérente aux élections ;

    N.B. Avec cependant le risque que les résultats électoraux – qui sont surdéterminés par les sponsors, voire dans certains pays trafiqués – ne donnent de la popularité de Konfedera une image très éloignée de la réalité. Mais si tout le monde en est conscient alors pourquoi pas ?

  • en cas d'obtention d'élus :
    • majoritaires : instaurer la démocratie directe ;
    • non-majoriatires :
      • bénéficier de subsides ;
      • collecter d'utiles informations à l'intérieur même du pouvoir législatif.

Il importe cependant d'être bien conscient des défis liés à la participation aux élections.

Défis

Pour être cohérent avec le premier des trois points de son programme politique (la démocratie directe, cf. section suivante) un parti Konfedera doit impérativement trouver une solution à la problématique suivante : Comment une com-K ou une mat-K – dont le programme est fondé sur la démocratie directe – peuvent-elles participer au système représentatif (campagne électorale, action parlementaire si obtention d'élus, participation au gouvernement si nombre suffisant d'élus) sans que cela conduise à des antagonismes, qui soit rendent cette participation impossible, soit conduisent la com-K ou la mat-K à des pratiques contraires au programme K ?

Le système électoral de la démocratie représentative est fondé sur des partis et des parlementaires (pouvoir législatif). Ce sont les candidats (personnes physiques) qui sont élus, et non leur parti (personne morale). Mais sans la puissance médiatique et financière d'un parti il est très difficile d'être élu en tant que candidat indépendant. Les élus politiques sont donc généralement soumis au contrôle d'un parti, organisé de façon pyramidale avec à sa tête un président élu par des membres du parti selon une procédure interne. Enfin dans la plupart des pays les ministres (pouvoir exécutif) et les juges de la haute magistrature (pouvoir judiciaire) sont choisis par le chef du gouvernement, et celui-ci par la direction du parti victorieux (ou des partis d'une coalition).

Étude de cas : la trahison de Mitterand.

Un défi majeur pour toute matrice nationale, surtout en cas d'élection de candidats, est donc de s'organiser de telle sorte qu'elle ne puisse progressivement régresser en parti traditionnel, et dont la démocratie directe ne serait plus qu'un objectif lointain.

Il s'agit notamment de neutraliser tout risque de prise de contrôle d'une matrice par des "leaders". Ainsi la première chose que les entreprises "d'information" vont tenter c'est de désigner des "portes-paroles" à qui ils proposeront d'être interviewés et de participer à des débats. Cette popularité conférerait à ces "leaders" un avantage lors des prochaines élections, et les rendrait dépendants des médias pour entretenir leur visibilité médiatique.

Procédure pour la création d'un parti politique : France, Belgique, ...

Programme politique
https://konfedera.org/realisation#programme-politique

Le programme K est donc composé de trois points essentiels :

Par "essentiels" nous entendons le fait que la réalisation de ces trois objectifs est une condition préalable au traitement efficace – par la politique gouvernementale de l'État, avec les autres agents économiques (ménages et entreprises) – de problématiques induites par le partage insuffisant des pouvoirs (condition nécessaire à la pleine expression de l'intelligence collective) et le manque de coordination internationale efficace : environnement, santé publique, sécurité sociale, enseignement, dette publique, flux migratoires, droits des genres, droits des minorités, ...

Plus ?

À priori l'on pourrait penser qu'un programme politique ne comprenant que troi points c'est insuffisant. Et l'on pourrait alors vouloir l'étoffer en superficie (nombre de points) et profondeur (description détaillée de chaque point), par exemple comme suit :

  • politique monétaire distributive (20% de l'allocation universelle) : création monétaire à un rythme relativement constant (fonction de la seule espérance de vie) et distribution périodique de cette création monétaire gratuitement et également entre les personnes physiques [approfondir] ;

  • politique socio-fiscale redistributive (80% de l'allocation universelle) fondée sur le principe d'écart de richesse optimal, à savoir que l'écart de richesse observé (maximal comme moyen) est considéré comme "optimal" tant qu'il est compatible avec le financement du modèle synthétique d'allocation universelle, qui permet à chaque individu de subvenir à ses besoins primaires (se nourrir, se vêtir et se loger) sans devoir travailler [approfondir] ;

  • Politique industrielle:
    • niveau national : pour fonctionner efficacement (en termes économique aussi bien que démocratique), la société a besoin que le secteur privé soit concurrencé par le secteur public. D'autre part, celui-ci doit être constitué d'entreprises 100% publiques et gérées sous statut de coopératives publiques. Ainsi dans le système konfédéral, les grandes entreprises sont systématiquement nationalisées, et les entreprises publiques inefficaces sont automatiquement fermées lorsque les critères de rentabilité publique ne sont plus respectés..

      Une coopérative publique particulièrement importante est celle en charge de la création monétaire et de sa distribution sous la forme de l'allocation universelle (approfondir : allocation-universelle.net/financement-synthese).

    • niveau international : création d'entreprises confédérales, c-à-d des entreprises publiques multinationales, dont une mission devrait être le développement d'un réseau néguentropique confédéral (confederation-Etats-souverains#reseau-neguentropique-confederal) ;

  • politique extérieure :
    • commerce extérieur : substituer le principe "d'échange durable" à celui de "libre-échange" via l'application de normes anti-dumping gérées par la Konfédération [approfondir] ;

    • solidarité internationale (particulièrement envers l'Afrique) : aide émancipatrice au développement d'institutions politiques (législatif, judiciaire, exécutif) et scientifiques efficaces ;

    • sortir – unilatéralement et sans condition – d'organisations internationales contraires à l'esprit de la démocratie directe, telles que l'Union européenne [cf. contexte-economique-et-politique#UE-politique] (*) et l'OTAN (**).

      • (*) La sortie hors de l'UE provoquera probablement une forte dévaluation de la monnaie de certains des pays sortants, ce qui boostera leurs exportations. L'inflation importée sera d'autant plus limitée qu'une production nationale pourra se substituer aux importations. Par la suite la valeur de leur monnaie nationale devrait remonter si le gouvernement a mis en place une politique de développement fondée sur les infrastructures et la R&D.
      • (**) On pourra alors mettre fin aux activités de projection militaire et concentrer les ressources disponibles sur la défense du territoire national, ou sa reconquête en cas d'occupation (cf. Suisse).

Et l'on pourrait aller encore plus loin en ajoutant des thématiques telles que le développement durable ou encore l'enseignement ...

Ou pas plus ?

Mais tout cela fait-il sens ? Comprenons bien que le sentiment d'incomplétude que peuvent susciter les trois principes de base est un réflexe conditionné. Conditionné par notre habitude aux programmes électoraux. J'insiste sur le terme "électoraux" : lors des élections du système "représentatif" il s'agit juste de proposer des mesures pour convaincre une part du marché électoral. Il s'agit donc d'un positionnement de marketing politique. Or la publicité ne doit pas nécessairement tenir ses promesses mais faire vendre ! Ainsi l'on sait depuis au moins les années 1970 que les réalisations (NB : à ne pas confondre avec les programmes électoraux) des gouvernements "de gauche" ne sont pas significativement différentes des réalisations des gouvernements "de droite". D'autre part aucun programme ne peut couvrir l'étendue des actions qu'un gouvernement doit ou devrait engager au cours de son mandat. Aucun programme ne peut non plus prédire l'intégralité des situations qu'il devra gérer.

Mais surtout, ne perdons pas de vue que le premier des trois principes de base est la démocratie directe. Dans un tel système politique quelle signification peut encore avoir un "programme politique" ? Les trois principes de base visent à rendre possible la démocratie directe. Une fois ces conditions remplies c'est à l'ensemble des citoyens de gérer la société. C'est pourquoi un éventuel programme électoral pourrait très bien se limiter aux trois principes de base.

Forces konfédérales

https://konfedera.org/realisation#forces-K
 4.1. Forces libres
 4.2. Déconnexion et reconnexion
 4.3. Hobby
 4.4. Les cadres de la Konfédération

Forces libres

https://konfedera.org/realisation#forces-libres
defis.jpeg

La démocratie directe serait-elle possible dans l'immédiat ? Probablement pas, en raison d'un manque d'outils et procédures spécifiques, et partant, de culture véritablement démocratique (praxis). Il importe donc de construire cette culture, par la pratique, en concevant et développant les outils web et institutions spécifiques.

Ce travail peut être accéléré par des "forces vives" de la population. Idéalement ces forces vives devraient être sociologiquement représentatives de la population, donc ouvertes à tous. Soulignons à cet égard le fait que la participation à la création d'une com-K (cf. supra) ne requiert aucun diplôme.

Par contre il faut être capable de se libérer du conditionnement que nous subissons dès l'entrée à l'école maternelle, et par lequel :

  • les uns sont inconsciemment convaincus d'être des sous-merdes, incapables de quasiment tout (création artistique, philosophie, mathématique, informatique, gestion économique, ...);
  • les autres sont consciemment convaincus qu'ils sont l'élite, et que celle-ci ne peut se révéler que dans la richesse financière et matérielle accumulée.

C'est pourquoi on peut considérer les forces Konfédérales comme une force d'élite, mais libérée de croyances négatives. Par leur permanent travail d'apprentissage par la réalisation, ces élites libres ouvrent la voie au partage des pouvoirs politique (démocratie directe) et financier (allocation universelle), les deux valeurs fondamentales de la Konfédération des États souverains.

Dans les sections suivantes nous allons développer ces notions.

Déconnexion et reconnexion

https://konfedera.org/realisation#deconnexion-reconnexion

Le travail et l'apprentissage libres sont d'importantes sources de joie (cf. philosophie.jortay.net/travail-libre). Mais cette source ne peut jaillir qu'après un travail de déconditionnement par rapport à l'info-dépendance, consistant à vraiment bannir du domicile la télévision, et à arrêter de se leurrer en invoquant les « formidables reportages d'Arte » (sic), alors que ceux-ci sont l'expression la plus achevée de la capacité des entreprises "d'informations" et de "divertissement" (de plus en plus anxiogènes) à construire un semblant de réputation ("informer") dans le but de consommer celle-ci (propagande).

En moyenne le temps réellement consacré à la télévision est de 20 heures par semaine, soit plus du double de l'estimation que font les téléspectateurs de leur propre consommation de TV. Ces chiffres sont démultipliés lorsqu'on ajoute le smartphone. NB : l'ordinateur utilisé comme instrument de production ne doit pas être pris en compte dans ces évaluations du temps consacré à la consommation "d'information" et de "divertissements".

Après la déconnexion des écrans de consommation, il s'agit d'utiliser le temps ainsi gagné, afin de se reconstruire en tant que producteur et citoyen émancipé. Et c'est là, d'un point de vue individuel, un des grands avantages de l'implication dans les forces Konfédérales : bénéficier d'une formation permanente, par la pratique, dans des domaines utiles :

  • pour ton activité professionnelle : gestion de projet, technologies du web, ...
  • pour ta culture générale en matière scientifique : programmation, mathématique, physique, chimie, biologie, psychologie, sociologie, ...
  • pour ta santé physique et psychique : techniques de santé et médecine naturelle.

Il est à cet égard vivement recommandé de découvrir la philosophie STP ...

Hobby

https://konfedera.org/realisation#hobby

Rome ne s'est pas faite en un jour. Créer et développer la com-K de ta commune est une action qui s'inscrit dans le long terme. Cela doit être pour toi un nouveau hobby (quitte à en abandonner un, vu qu'il n'y a que 24h dans une journée ...).

La notion de hobby pourra paraître légère, cependant cette apparence masque en réalité un pragmatisme et un réalisme pertinents. En effet, le travail de conception, création et développement de la Konfédération :

  • sera long (cinq à dix ans) et devra donc être psychiquement gérable dans la durée : la société dans son ensemble et chaque ménage en particulier doivent continuer de fonctionner le plus normalement possible ;
  • est volumineux et devra donc être physiquement partagé entre le plus grand nombre possible de membres des forces konfédérales.

Oeuvrer à la création et au développement de la Konfédération est un nouveau mode de vie. Quiconque s'engage dans cette voie s'inscrit dans un flux porteur et bénéfique pour son propre projet de vie, notamment au travers de possibilités de formations (gestion, informatique, droit, ...) et de l'extension de son réseau relationnel.

Si tu souhaites t'engager dans cette voie, prends ta place d'entrepreneur public et privé, en étant l'initiatrice/teur de la com-K de ta municipalité.

Et pourquoi ne pas aussi intégrer les cadres de la Konfédération ... ?

Les cadres de la Konfédération

https://konfedera.org/realisation#cadres
force-vive.jpg

Les cadres de la Konfédération ne sont ni des dirigeants ni des représentants. Il montrent la voie à suivre, et aident leur entourage à s'y engager. Ce sont des personnes ayant fait la preuve de leurs compétences en matière de technologie de l'information.

En l'occurrence il s'agit d'appliquer les deux principes essentiels de la citoyenneté numérique, à savoir:

  • avoir remplacé le système d'exploitation de son ordinateur par un SE libre tel que Linux Debian ;
    Votre système d'exploitation est :
  • disposer d'une adresse email et d'un site web à nom de domaine propre (exemple : jules@dupont.net et www.dupont.net).
  • Si tu ne vérifies pas encore ces deux conditions voici un programme d'auto-formation pour y arriver en quelques jours ;
  • N.B. : ce faisant chaque cadre participe à étendre les noeuds du réseau Konfédéral ...

Quiconque a démontré ces deux capacités peut devenir cadre de la Konfédération, en s'inscrivant à l'infolettre de la Konfédération (c'est notamment lors de la procédure d'inscription que seront vérifiées les deux conditions).

Les cadres de la Konfédération ont la possibilité de figurer dans la liste des cadres, qui est telle que :

  • ne sont mentionné(e)s dans cette liste que les cadres ayant accepté d'y figurer ;
  • cette liste n'est visible que par les cadres y figurant.
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